Journée mondiale de la sage-femme

Le métier de sage-femme : de la grossesse à la naissance

 

En termes de signification, la sage-femme est une personne qui sait sur les femmes, qui en a les connaissances et l’expérience (« sage » étant dérivé de « sapiens »). Ce métier est pratiqué internationalement depuis l’Antiquité, essentiellement par des femmes. Les hommes, les maïeuticiens (terme savant et rare), ne représentent que 2% de la profession auxquels ce métier a été ouvert en 1985. Étymologiquement, on parlait de maïeutique en Grèce antique, ou « art d’accoucher ».

 

La profession de sage-femme consiste à accompagner les femmes enceintes tout au long de leur grossesse, jusqu’à l’accouchement et même après. En assurant le suivi gynécologique, elles sont compétentes dans le domaine médical, mais aussi psychologique.

 

Avant la naissance, la sage-femme procède au diagnostic et aux différentes consultations permettant un suivi personnalisé de la grossesse, à condition que la femme n’ait pas de pathologies particulières. Le cas échéant, l’intervention d’un médecin sera nécessaire. C’est elle qui prescrit et pratique certains examens comme l’échographie. La sage-femme pratique aussi les cours de préparation à l’accouchement.

 

Pendant l’accouchement, la sage-femme peut exécuter l’épisiotomie et les sutures du périnée. Elle assure aussi bien sûr le soutien psychologique à la maman.

 

Après la naissance, la sage-femme accompagne la maman et le bébé pour veiller sur les soins des premiers jours (jusqu’au 7e jour). Le rôle psychologique est également ici très important.

 

Prévention, information et soutien dans les domaines des relations intimes, de la fécondité et l’infertilité, de la gynécologie, de la pédiatrie, mais aussi soins et sécurité physiques et psychologiques apportés à la maman et au nouveau-né  sont les compétences premières de ce métier unique de sage-femme. Profession médicale reconnue, elle joue un rôle vital auprès des mamans et des enfants.  

 

Rôle de la sage-femme durant la grossesse et l'accouchement

 

Journée mondiale de la sage-femme

 

Le 5 mai 2018 a eu lieu la journée mondiale de la sage-femme, occasion de valoriser ce métier unique et son rôle essentiel dans l’accompagnement de la maman et de l’enfant. L’ANSFL (Association Nationale des Sages-Femmes Libérales) intervient durant cette journée pour informer le grand public sur la richesse de ce métier, les compétences requises et valorisées. Cette journée rappelle aussi la polyvalence du métier de sage-femme au quotidien :

 

-       Consultation gynécologique de la femme en bonne santé,

-       Contraception,

-       Suivi de la grossesse et accouchement,

-       Prise en charge de la mère et du bébé à la sortie de la maternité,

-       Soutien psychologique et physique en toute sécurité,

-       Vaccination (depuis la loi du 26 janvier 2016 sur la modernisation du système de santé),

-       IVG médicamenteuse (depuis cette même loi).

 

En France et dans d’autres pays comme au Togo par exemple, cette journée mondiale est l’occasion de sensibiliser la population sur le bien-être de la santé de la maman, de l’adolescent et du bébé, et de favoriser la mise en place de politiques et de mesures permettant l’exercice complet de leur métier de sage-femme. Selon le Fonds des Nations Unies, 2 à 3 femmes décèdent chaque jour au Togo, suite à des complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. Par ailleurs, 27 bébés sur 1 000 décèderaient dans les 28 premiers jours après la naissance. 

 

Une étude Pampers sur les papas à l’occasion de cette journée

 

À l’occasion de cette journée du 5 mai, une étude de la marque Pampers a révélé que 3 hommes sur 10 auraient préféré ne pas assister à la naissance de leur premier enfant et éviter la salle d’accouchement. 612 hommes ont été sondés : la majorité déclare avoir eu envie de soutenir leur partenaire, mais environ la moitié (47 %) indiquent qu’ils n’étaient pas préparés. Ils évoquent l’idée de ne pas trouver leur place, utilisant des termes comme « intrus », « ne servir à rien » ou encore « submergés par l’émotion ». Les papas ne se sentiraient alors pas à l’aise durant l’accouchement, émettant le sentiment d’être mal à l’aise. Selon The Independent qui a relaté cette étude, 21 % des papas auraient joué la carte de l’humour ou de la maladresse pour traverser ce moment intense en faisant des « blagues décalées ou inappropriées », en « jouant avec les ustensiles médicaux » ou encore en « publiant du contenu sur les réseaux sociaux ». Cette situation de malaise peut être aussi délicate pour la maman, qui a besoin de réconfort et d’aide dans ce moment délicat.

 

La sage-femme britannique Michelle Comrie indique donc l’importance de se préparer psychologiquement et physiquement à ce moment avant l’accouchement. Pour que le papa ne transmette pas ses angoisses à la maman qui doit rester concentrée, elle conseille d’être 100 % à l’écoute des désirs de sa partenaire : « Apportez-lui votre soutien tout au long de l’accouchement, même si vous êtes fatigué ; car elle l’est probablement un million de fois plus que vous. »

 

Rôle des papas à la naissance

 

Et après la naissance ?

 

Si cet instant est en effet une parenthèse riche en émotions, cela ne remet pas en cause le rôle du papa dès la naissance. En gérant l’arrivée de bébé, il va être ici aussi un soutien indéniable pour la maman, qui doit, elle aussi, se remettre de ses émotions et se reposer ! Ensemble, les parents commencent alors une nouvelle vie dès la naissance de bébé. En tant que nouveaux parents, et éventuellement accompagnés de personnel médical ou de votre sage-femme, vous devrez inspirer à la sérénité et à la tranquillité que bébé ressentira également. Petit à petit, vous maîtriserez mieux les soins et gestes à adopter au quotidien, l’hygiène de bébé, les massages, les pleurs, les coliques, l’alimentation de bébé, sa sécurité, son développement. Un peu plus tard, vous penserez aussi à annoncer la naissance de bébé en envoyer un faire part naissance original et créatif, qui fera plaisir à tous vos proches.

 

Après la naissance